Dernière révision: 10 septembre 2026
En équipement de protection, l’essentiel de l’écart de prix ne vient pas de la marque mais de la classe. De deux gants d’apparence identique, l’un peut obtenir 1 en résistance à la coupure selon EN 388 et l’autre 5 ; les deux sont des « gants de travail » mais ne font pas le même travail. Ce guide explique les codes à indiquer à la commande. Le bon code apporte à la fois le bon produit et un prix comparable.
Les numéros EN les plus courants
- EN 397 — casques de protection industriels : définit la résistance au choc et à la pénétration.
- EN 166 — protection individuelle des yeux : norme de base des lunettes et écrans faciaux.
- EN 388 — gants contre les risques mécaniques : notes distinctes pour abrasion, coupure, déchirure et perforation.
- EN ISO 20345 — chaussures de sécurité : embout de protection obligatoire ; les classes S1, S2, S3 ajoutent d’autres propriétés.
- EN ISO 20471 — vêtements haute visibilité : classes 1, 2 et 3 selon la surface fluorescente et rétroréfléchissante.
- EN 149 — demi-masques filtrants : niveaux de protection FFP1, FFP2 et FFP3.
Les quatre chiffres sur un gant
Le marquage EN 388 associe un pictogramme de marteau à une série de chiffres. L’ordre est fixe : abrasion, coupure, déchirure, perforation. Plus le chiffre est élevé, plus la résistance l’est. Un gant marqué « 4543 » a donc obtenu 4 en abrasion, 5 en coupure, 4 en déchirure et 3 en perforation. Indiquer les notes requises plutôt que « gants de travail » apporte le bon produit et des devis comparables.
Ce que signifient S1, S2 et S3 sur les chaussures
Toutes comportent un embout de protection ; la différence est dans ce qui s’ajoute. La S1 offre des propriétés antistatiques et l’absorption d’énergie au talon, pour l’intérieur. La S2 y ajoute la résistance à la pénétration d’eau de la tige. La S3 apporte l’anti-perforation de la semelle et une semelle crantée ; le sol des chantiers portant clous et gravats, c’est la S3 qui est généralement demandée sur le terrain. Prendre la mauvaise classe ne rend pas la chaussure inutile, mais elle ne tiendra pas la protection attendue.
Catégories CE : I, II et III
Les équipements de protection individuelle se répartissent en trois catégories selon le niveau de risque. La catégorie I couvre les risques simples : la déclaration du fabricant suffit. La catégorie II correspond aux risques intermédiaires ; un organisme notifié examine le produit. La catégorie III vise les risques mortels ou irréversibles — protection respiratoire, travail en hauteur, produits chimiques — et le procédé de fabrication y est sous surveillance continue. Si un fournisseur ne présente que sa propre déclaration pour un produit de catégorie III, considérez-le comme un signal d’alerte.
Ce qu’il faut préciser à la commande
- Le numéro de norme et la classe ou la note requise : « EN ISO 20345 S3 » ou « EN 388 4543 ».
- La répartition des tailles : quantité par taille, pas seulement un total.
- La couleur et un éventuel marquage d’entreprise ; le marquage allonge la production.
- Toute exigence du pays de destination : certains marchés réclament leur propre certificat de conformité.
- L’environnement de travail : signalez chaleur, eau, risque chimique ou électrique — la classe en découle.